Méditation de pleine conscience appliquée à l’entreprise

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Article sur la Mindfulness

Sophrologie et méditation de pleine conscience

En plus d’un renforcement actif de nos valeurs, de nos prédispositions et de notre potentiel pour mener à bien une existence sereine, par la pratique de la sophrologie caycédienne et la prise de conscience vivantielle des états et des schémas répétitifs dans lesquels nous tournoyons ; avec la méditation de pleine conscience, nous allons vivre d’une autre façon, l’instant présent, dans la contemplation de « ce qui est », nous sommes alors pleinement conscient de ce qui se manifeste à notre esprit lorsque nous posons ce regard sur soi.

Juste là, comme posé sur l’instant, les yeux fermés, observant sans jugement, sans attente particulière, sans rien empêcher, sans s’attacher à ce qui se passe, les mouvements entre pensées, images, sensations.

Bercés par le va et vient de la respiration, nous nous apprenons, nous nous découvrons, nous nous apaisons, nous apprenons à être plutôt que faire.

Dans cette démarche vers soi, il n’y a aucune recherche intellectuelle, aucun sujet à « méditer », aucune réflexion particulière. Il s’agit juste de regarder ce qui est, simplement.
L’objectif n’est pas de faire taire le bavardage interne, mais de ne pas se laisser entraîner et envahir par lui, en l’observant plutôt qu’en s’identifiant à lui. Il n’y a rien de religieux, ésotérique ou spirituel, comme le prouve l’avancée des recherches neuroscientifiques dans ce domaine.

On entend par bavardage, tout ce qui manifeste toute la journée dans notre esprit, dans un mouvement incessant, entre pensées, souvenirs, images, réflexions sur le passé ou projections dans l’avenir, sensations, le tout  causant stress et fatigue mentale et nous empêchant de vivre pleinement notre présent… notre vie.

Testez votre pleine conscience !

Vous pouvez avoir une idée de votre prédisposition à la pleine conscience en répondant aux questions suivantes par :

– Presque toujours,
- Très souvent,
- Assez souvent,
– Assez peu,
– Rarement,
– ou Presque jamais.

1. Je peux vivre une émotion et ne m’en rendre compte qu’un certain temps après.

2. Je renverse ou brise des objets par négligence ou par inattention, ou parce que j’ai l’esprit ailleurs.

3. Je trouve difficile de rester concentré sur ce qui se passe au moment présent.

4. J’ai tendance à marcher rapidement pour atteindre un lieu, sans prêter attention à ce qui se passe ou ce que je ressens en chemin.

5. Je remarque peu les signes de tension physique ou d’inconfort, jusqu’au moment où ils deviennent criants.

6. J’oublie presque toujours le nom des gens la première fois qu’on me les dit.

7. Je fonctionne souvent sur un mode automatique, sans vraiment avoir conscience de ce que je fais.

8. Je m’acquitte de la plupart des activités sans vraiment y faire attention.

9. Je suis tellement focalisé sur mes objectifs que je perds le contact avec ce que je fais au moment présent pour y arriver.

10. Je fais mon travail automatiquement, sans en avoir une conscience approfondie.

11. Il m’arrive d’écouter quelqu’un d’une oreille, tout en faisant autre chose dans le même temps.

12. Je me retrouve parfois à certains endroits, soudain surpris et sans savoir pourquoi j’y suis allé.

13. Je suis préoccupé par le futur ou le passé.

14. Je me retrouve parfois à faire des choses sans être totalement à ce que je fais.

15. Je mange parfois machinalement, sans savoir vraiment que je suis en train de manger

À chaque question si vous avez répondu par :

Presque toujours, comptez 1 point ;
Très souvent, comptez 2 points ;
Assez souvent, comptez 3 points ;
Assez peu, comptez 4 points ;
Rarement, comptez 5 points ;
Presque jamais, comptez 6 points.

Faites la somme de vos points et divisez par 9.
Vous obtiendrez, sur dix, votre score de prédisposition à la pleine conscience, d’autant meilleure que ce score sera élevé.

Les bases neurobiologiques de la pleine conscience

La méditation a un effet sur le fonctionnement du cerveau. Comparée à la relaxation, elle entraîne une activation cérébrale plus intense des aires paralimbiques, liées au système nerveux autonome, c’est-à-dire automatique et non volontaire, et à l’interoception, ou perception des sensations corporelles.

La pratique de la pleine conscience entraîne, une amélioration de la modulation émotionnelle, dont on commence à cartographier les voies neurales.

La pratique méditative régulière induit également des modifications favorables de l’activité électrique du cerveau mesurée par électroencéphalographie : le neuroscientifique Antoine Lutz de l’Université de Madison a constaté une augmentation des rythmes gamma (associés aux processus attentionnels et conscients) dans le cortex préfrontal gauche, une zone associée aux émotions positives.

La vogue de la pleine conscience

Après avoir longtemps été cantonnée aux domaines de la spiritualité et du développement personnel, la méditation, notamment dans sa forme dite de pleine conscience, vient donc de faire une irruption remarquée dans le champ de la psychiatrie et des neurosciences (un courant d’études porte même le nom de « neurosciences méditatives »). Et la méditation connaît actuellement une vogue médiatique inédite jusqu’à présent.

Quelles sont les raisons de ce succès ? Peut- être répond-il à des besoins fondamentaux? Introspection, calme, lenteur, continuité… Alors que nos conditions de vie tendent à nous priver de ces opportunités, nous imposant toujours plus de sollicitations, d’interruptions, d’agitation, il est peut-être salutaire que les pratiques méditatives nous aident aujourd’hui à éprouver une présence au monde fondée sur le recul et le ressenti non verbal : une forme de conscience attentive et tranquille…

cerveau

L’activité de certaines aires cérébrales est renforcée par la pratique de la méditation de pleine conscience : le cortex préfrontal gauche associé aux émotions positives ; le cortex cingulaire antérieur impliqué dans la perception des sensations corporelles, notamment de la douleur ; le cortex fronto-pariétal et l’insula, impliquée dans l’intéroception, ou perception des sensations internes. En revanche, l’activité des aires du langage (aire du Broca et aire de Wernicke) diminue.