Différence entre hypnose et sophrologie

interrogation
L’hypnose et la sophrologie sont de lointaines cousines. Si la voix est le vecteur principalement utilisé pour enclencher une modification du niveau de conscience, plusieurs éléments les différencient cependant : l’induction, la dissociation, la fréquence cérébrale, la transe, l’accès à l’inconscient, ne sont pas utilisés en sophrologie ou le sujet reste présent à ses ressentis et à son vécu tout au long de la séance. C’est grâce à sa propre phénoménologie et sa conscience « dévoilée, redynamisée » qu’il parvient à modifier ses états limitants. Il est conscient des son propre changement animé par sa propre motivation. La sophrologie s’adresse donc à la conscience du sujet véritablement présent quand l’hypnose s’adresse à son inconscient dans un état de transe.

Un peu d’histoire, l’origine
La sophrologie a été créée en milieu médical en 1960, elle a pu être élaborée après de longues périodes de recherches et d’applications (c’est pour cela que c’est une science) avant de devenir une méthodologie complexe et complète, affinée au fil des ans (c’est toujours le cas au sein de l’Académie internationale) et s’adaptant aux maux de notre société. C’est volontairement qu’Alfonso Caycedo neuropsychiatre délaisse l’hypnose pour se pencher sur la réflexion d’une méthode moins intrusive.  Il travaille sur un moyen de rendre ses patients conscients de l’amélioration de leur état en toute dignité, les rendant de ce fait acteur de leur rétablissement dans une démarche active et non plus passive ; résultats qu’il n’arrivait pas à atteindre avec l’hypnose. Il s’intéresse à la personne bien plus qu’à sa maladie. Il constate que les traitements administrés aux sujets pour une même pathologie n’ont pas le même impact. Il crée les bases de ce qui deviendra la sophrologie (étude de la conscience en mouvement Sos Phren Logos).
A. Caycedo enseigne sa méthode auprès de professionnels de la santé (chirurgiens, cardiologues, infirmières, sage-femmes,…). Il est constaté à l’époque (1960) de très nettes améliorations dans les phases de préparation aux interventions, de récupération et d’accompagnement des patients dans les différents services hospitaliers puis de maternité. Dans le souhait de prévenir les maladies et les troubles, plutôt que guérir lorsque l’état de santé est bien impacté, il décide alors de développer sa méthode afin de l’inscrire dans la prophylaxie (prévention de la santé).

caycedobrahmanandaji